Judo Club SHINSEI

christophe Spinner

1977: 9 ans une autre époque….début tardif du judo au sous sol d’une auberge de jeunesse lugubre au sein de la ZUP de Colmar.

1978: La liberté, mes parents déménagent à Wintzenheim et je poursuis le judo au Judo-Karaté club de Wintzenhim.Une belle amitié débute avec Patrick Bienaimé.

1978-1982: 5 belles années d’apprentissage, de rigueur, au sein d’un phare de la région colmarienne encadré par 2 figures du judo Alsacien.-D’abord Gilbert Dyot  puis Jean -Pierre Blandin figure historique des Arts Martiaux de Colmar.

1982: Fin d’une époque suite à une double fracture tibia-péronné au foot.. début du trou noir…

2006: Naissance de Jeanne ma fille qui débute le judo en 2010.

2013: Après 3 ans de réflexion et d’impatience au bord du tatami, à admirer J.J. et Didier enseigner avec passion dans des conditions dantesques à mes 3 enfants.

2013-2017: Plein de belles rencontres, Christelle,Esther et bien sur nos Sensei passionnés Didier; Jean Jacques, Philippe et tous mes comparses (Cindy, Eric..)qui m ont fait progresser pour décocher enfin à 49 ans ma Ceinture Noire.

2018: Une grande date, la création du Judo Club Shinsei entouré de gens formidables dont je suis (encore..) le Président.

André à gauche moi à droite

Matthieu collet

Mon parcours de judoka commence à mes 4 ans dans le Dojo de la mère de Stéphane Traineau en Vendée.Un club qui à l’époque , n’était même pas affilié à la F.J.J.

2010: Debut au dojo de Scherwiller, club modeste, pratiquant dans une doute petite salle. Il s’agrandit rapidement avec l’arrivée de Didier et de Jean-Jacques, ce fut l’occasion pour moi de faire de nombreuse rencontres qui me marqueront.

Je me lance dans la conquête de ma Ceinture Noire fin 2017. Après des heures passées à s’entraîner on obtient( avec mon partenaire André)en Février 2018 nos Kata. Les points ont été pour moi la plus longue épreuve. Il m’a fallu plus d’une année,du sang (si…si..) , des larmes et beaucoup de sueur pour tous les rassembler. J’ai fait de nombreux kilomètres, souvent pour rien, mais la famille du club ne m’a jamais lâché et à force de persévérance je décroche mes 20 derniers points par Ippon en 20 secondes en Novembre 2018.

Par la suite, avec André et grâce aux enseignements de Philippe Leger, nous nous sommes lancés dans la compétition Kata et avons atteint les championnats de France en 2019, mais sans parvenir sur le podium.

Hélas à cause des études  j’ai du suspendre la pratique de ce sport que j’aime tant; je compte bien le reprendre dès que possible!

Les valeurs du judo sont pour moi des plus importantes: elles m’ont permis de me construire tel que je suis aujourd’hui.

Les épreuves de la ceinture noire quant à elles me permettent chaque jour, et notamment pour mes études, de relativiser et de me dire<<j’ai eu ma ceinture noire, ce n’est pas ça qui va me faire peur!>>.

Si je l’ai fais vous le pouvez aussi!

Avec mon frère Aymeric

Kilian scheidecker

Rédiger un texte sur la ceinture noire n’est pas facile… Je pourrais simplement résumer mon parcours mais cela se résumerait à un simple paragraphe sans fond ni saveur. En fait mon parcours en judo est bien banal :

J’ai commencé le judo au Club de Sélestat lorsque j’avais 6 ans. Quelques années plus tard, j’ai changé de club et je suis allé à Châtenois où j’ai rencontré Jean-Jacques et Didier. J’ai pratiqué plusieurs années et puis quand les enseignants ont repris le club de Scherwiller, je les ai suivis et… me voilà. Au Club Shinsei de Scherwiller.

Comme vous pouvez le constater il n’y a vraiment pas grand-chose d’intéressant. Ce que souhaite au travers de ce texte, c’est vous faire part de mes émotions, de mes sentiments et de mes pensées qui m’ont accompagnées toutes ces années. Je me rappelle bien de mes débuts, quand je portais ma ceinture jaune toute fraîche et que je voyais les plus grands dans les districts. Lorsque je regardais les combats des ceintures bleues et marrons je me disais à la fois « WOW ! Moi aussi je veux faire ça un jour ! » et « C’est super long, j’y arriverai jamais… ». Finalement, au fil des années, alors que je continuais à admirer les plus grands et vouloir les imiter, arrive un jour de remise des ceintures et là, surprise ! Me voilà ceinture marron à mon tour !

Vous me direz « mais Kiki, c’est un giga raccourci que tu fais entre la ceinture jaune et la ceinture marron, comment moi je fais entre les deux ? ». Et en effet, vous n’avez pas tort. Cela dit, avec de la passion, un peu de courage et de la patience, vous aurez très vite cette même surprise que j’ai eue de « Oh ! c’est moi la ceinture marron maintenant ! ».

Reste donc le saut de marron et noir. On aurait du mal à croire qu’une si petite nuance de couleur sépare deux grades perçus si éloignés. Selon moi, il ne faut pas voir la ceinture noire comme une étape insurmontable. Tout ce qui est requis pour l’obtenir est l’envie d’y arriver, tout le reste suivra. Bien sûr ce n’est pas aussi rapide qu’un passage de grade comme on en a l’habitude mais… patience jeune Padawan.

Et donc voilà, 12 ans après avoir commencé le judo et après avoir admiré les grands du club pendant toutes ces années, me voilà ceinture noire moi-même. Bien sûr durant ces 12 années il s’est passé beaucoup de choses : j’ai partagé des moments inoubliables avec mon frère qui m’a beaucoup aidé, j’ai rencontré des potes géniaux, j’ai découvert un club de judo en Allemagne avec des judokas en or, et j’en passe.

Mais que faire de ce monologue et comment interpréter tout ce que je viens de dire ? Voilà ce que je retiens de mon cheminement :

  • On n’a jamais fini d’apprendre. Obtenir la ceinture noire n’est que la première étape du judoka qui souhaite s’investir et apprendre le judo.

  • Il y a bien plus que le sport derrière la pratique du judo, on s’en rend compte avec le temps mais il faut avoir l’ouverture d’esprit et la volonté de chercher (et j’espère vous avoir donné l’envie de vous poser ces questions !)

  • J’ai eu beaucoup de chances d’avoir des « grands » qui m’ont motivé et donné envie de persévérer et j’espère en faire de même !

Au final j’ai beaucoup écrit pour le simple message que je souhaite transmettre : Profitez du chemin qui vous emmène de ceinture en ceinture car au-delà de la ceinture, c’est tout ce qu’on apprend c’est tout ce que l’on découvre en pratiquant le judo qui en fait sa beauté.

André Raucher

Cindy hertling

aymerick scheidecker